MotoGP : Marc Márquez révèle la raison derrière son ralentissement en Thaïlande

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par Lucas Moretti

Marc Márquez a surpris tout le monde en Thaïlande en ralentissant soudainement alors qu’il menait la course. Une stratégie calculée liée à la pression de ses pneus. Explication détaillée.

Un ralentissement stratégique pour éviter une pénalité

Lors du Grand Prix de Thaïlande, Marc Márquez (Ducati) semblait en parfaite maîtrise de la course. Pourtant, au 7ᵉ tour, il a volontairement laissé passer son frère Álex Márquez (Gresini), soulevant de nombreuses interrogations. Était-ce un problème mécanique ou une manœuvre tactique ? L’octuple champion du monde a clarifié la situation en expliquant qu’il s’agissait d’un choix stratégique lié à la pression des pneus.

Depuis quelques saisons, la réglementation impose aux pilotes de respecter une pression minimale des pneus, sous peine de sanction. Or, en menant la course, Márquez a remarqué que cette pression restait trop basse, mettant en danger son résultat final. Il n’a alors eu d’autre choix que de modifier son approche :

« J’ai décidé de ralentir. Quand j’ai commencé, je me suis senti smooth et rapide dans les deux premiers tours. Mais j’ai vu que la pression pneu n’était pas dans la bonne fenêtre, elle était trop basse. Alors j’ai commencé à freiner plus fort, tout seul, pour voir si j’arrivais à la faire remonter, mais je n’y arrivais pas seul et j’ai attendu Álex. »

Un plan millimétré pour la victoire

Face à cette contrainte, Márquez a dû revoir sa stratégie en direct, comptant précisément le nombre de tours nécessaires pour remonter la pression à un niveau conforme au règlement :

« Je comptais les tours qui restaient et ceux dont j’avais besoin pour rester dans la fenêtre. J’ai vu que j’étais à la limite, alors j’ai coupé l’accélération. Je me suis mis derrière Álex. »

Sacrifiant temporairement sa position de leader, il est resté dans l’aspiration de son frère pendant 16 tours, malgré la chaleur excessive émise par les motos tournant à plein régime. Puis, avec seulement trois tours restants, et la garantie d’être conforme aux exigences techniques, il a repris l’attaque. Son pari s’est avéré payant puisqu’il a remporté la course en livrant des derniers tours magistraux.

Un problème de pression à résoudre chez Ducati

Si Márquez a su éviter une pénalité grâce à cette gestion astucieuse, le pilote et son équipe doivent désormais analyser pourquoi cette situation est survenue. En effet, bien que les calculs aient été effectués en amont, une inadéquation entre son style de pilotage et la gestion des pneus semble être en cause :

« Ils ont fait les calculs hier, mais je suis nouveau dans l’équipe et il faut encore qu’ils apprennent à me connaître. Quand j’ai le rythme le dimanche, parfois je change de style de pilotage, je pilote différemment, je pousse moins sur l’avant […] Ce changement pourrait avoir influencé la pression des pneus. »

Ducati a désormais deux semaines pour analyser ce phénomène avant le prochain Grand Prix d’Argentine. Une meilleure compréhension de l’interaction entre la moto de Márquez et les pneus Michelin sera essentielle pour éviter de futurs ajustements en pleine course.

Ce Grand Prix de Thaïlande aura une fois de plus démontré le sens tactique affûté du pilote espagnol, capable d’adapter sa course aux moindres imprévus tout en restant redoutablement efficace.

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