MotoGP 2025 : Francesco Bagnaia qualifié en Q2 à Phillip Island, mais sous pression

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par Maxime Leclerc

Dans un contexte météorologique capricieux et une tension technique palpable, Francesco Bagnaia a rempli le contrat ce vendredi du Grand Prix d’Australie 2025 : passer directement en Q2 à Phillip Island. Mais au-delà de ce top 10 synonyme de sésame pour les qualifications du samedi, le champion en titre affiche des signes d’inquiétude. Une alerte sérieuse, à un moment charnière de la saison MotoGP.

Une Q2 décroché… sur le fil

Francesco Bagnaia a obtenu le neuvième temps de la première journée sur le circuit de Phillip Island, balayé par des rafales venues troubler le grip déjà précaire de la piste australienne. Une performance honorable compte tenu des conditions, mais loin de refléter la sérénité d’un pilote en pleine maîtrise de son outil. « C’était l’objectif. On l’a atteint, et c’est important », confiait l’Italien à Sky Sport, assez lucide pour reconnaître les difficultés rencontrées tout au long de la journée, notamment lors du tour rapide qui lui a permis d’accéder directement à la Q2.

Et pour cause : Bagnaia doit encore composer avec des soucis techniques persistants, qui entravent son pilotage et sa régularité. L’Italien fait état d’une moto instable à la remise des gaz : « Quand je relâche les freins, elle patine. C’est une sensation que je n’ai eue qu’au Japon cette saison », alerte-t-il. Un ressenti qui rappelle de mauvais souvenirs, à commencer par ceux de Mandalika quelques semaines auparavant, où des problèmes similaires sur l’une des deux motos ont plombé son week-end.

Un nouveau défi pour Ducati

Ces problèmes rencontrés par Bagnaia concernent uniquement l’une de ses deux machines, un point qui interpelle les ingénieurs de Ducati Lenovo Team. « C’est exactement le même souci », a-t-il déclaré au micro de Sky Italia, en référence aux symptômes déjà identifiés en Indonésie. L’équipe usine italienne est donc sous pression pour comprendre l’origine de cette anomalie technique et remettre d’équerre les deux Desmosedici GP25 du pilote turinois, alors que le Sprint du samedi s’annonce décisif dans la lutte pour le titre.

Malgré son attitude publique mesurée, Bagnaia semble frustré par la récurrence de ces soucis mécaniques. Lui qui entamait la tournée outre-mer avec l’ambition de reprendre le contrôle du championnat MotoGP 2025 doit désormais batailler sur plusieurs fronts : la concurrence, certes, mais aussi l’instabilité de sa propre monture. Un scénario à haut risque dans la phase décisive du calendrier, où chaque point compte dans la course au titre face à des adversaires comme Jorge Martín ou Marco Bezzecchi.

Quels enjeux pour la suite du week-end ?

La qualification en Q2 est certes une bouffée d’oxygène, mais elle ne masque pas les défis techniques qui risquent d’impacter les performances en course. Phillip Island exige une moto équilibrée, agile et stable à haute vitesse. Si Bagnaia ne parvient pas à retrouver des sensations homogènes sur ses deux machines, notamment sur l’entrée de courbe et les phases de freinage-lâcher, il sera difficile de rivaliser sur un rythme de course.

L’enjeu est double pour Ducati : sauver le week-end australien sur le plan comptable, mais aussi s’assurer que le problème rencontré n’est pas le symptôme d’un défaut plus large sur la GP25. Bagnaia reste confiant dans les capacités techniques de son équipe : « Je n’en doute pas. Mais la saison a été assez compliquée (…) alors j’espère », a-t-il ajouté. Le Champion du Monde devra cependant rester vigilant, car la marge d’erreur se réduit à mesure que les GP décisifs approchent.

En attendant, tous les regards se tournent vers les qualifications de samedi puis le Sprint : les deux moments clés qui diront si Bagnaia peut prétendre à un podium… ou s’enfoncer dans le doute avant même la course dominicale.

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