Fabio Quartararo serait-il injouable au guidon d’une Ducati ? En pleine saison MotoGP 2025, cette question fait de nouveau surface, relancée par Jack Miller. Dans une interview récente, le pilote australien a exprimé toute son admiration pour le Niçois et son incroyable capacité à tirer le meilleur d’une Yamaha en difficulté. Pour Miller, il n’y a aucun doute : sur une Desmosedici, Quartararo ferait partie de l’élite, « parmi les meilleurs du monde ».
Jack Miller admire la fidélité et le talent de Quartararo
Jack Miller n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a évoqué Fabio Quartararo : « S’il roulait sur une Ducati aujourd’hui, il serait parmi les meilleurs du monde », a-t-il déclaré sans ambages, selon des propos rapportés par le site MotoGP.com. Un hommage rare dans un paddock ultra-compétitif.
Depuis 2021 et son titre mondial, Quartararo s’accroche au projet Yamaha malgré les difficultés techniques croissantes. Tandis que Ducati aligne aujourd’hui la machine la plus aboutie du plateau avec de multiples victoires à la clé, Yamaha peine à revenir au premier plan. Pourtant, le Français ne lâche rien et continue de marquer plus de points que tous les autres pilotes de la marque, remplacements inclus, en 2025.
Miller, lui-même ancien pilote Ducati, connaît bien la Desmosedici et ses exigences. Son avis tranche d’autant plus dans le paysage MotoGP actuel que les opportunités de changement sont précieuses et limitées. Pour l’Australien, voir Quartararo sur une Ducati ne relève pas du fantasme mais du bon sens stratégique… à condition que l’occasion se présente un jour.
La Yamaha à bout de souffle, l’avenir de Quartararo en suspens
Le problème, c’est que depuis deux saisons, Yamaha semble dans une impasse. Malgré l’évolution prévue pour 2026 avec l’arrivée d’un tout nouveau moteur V4, les résultats stagnent. Quartararo, qui a prolongé jusqu’à fin 2026 par fidélité mais aussi avec l’espoir d’un vrai projet solide, pourrait perdre patience si aucun tournant majeur n’intervient.
Jack Miller le souligne avec justesse : « Ce n’est pas comme ça que ça marche… mais le temps passe, et nous n’en récupérons pas. Il y a une horloge qui tourne. » Une remarque lourde de sens dans un championnat où la fenêtre de performance d’un top pilote peut se refermer très vite.
Il faut se souvenir que Fabio n’a que 26 ans, mais cumule déjà six saisons pleines en MotoGP. Son palmarès s’étoffe, mais le manque de matériel compétitif l’empêche clairement d’exprimer tout son potentiel. Et dans un paddock où les talents affluent – Jorge Martín, Pecco Bagnaia, Pedro Acosta – Quartararo n’a plus le luxe d’attendre éternellement une Yamaha compétitive.
Pourquoi une Ducati pourrait transformer sa carrière
En 2025, la Ducati Desmosedici GP25 domine toujours le plateau, motorisée par un V4 détonnant et dotée d’aides électroniques parmi les plus sophistiquées du championnat. Elle reste la référence, tant par sa stabilité en virage que par sa vitesse de pointe, deux domaines où la Yamaha pêche encore. Avec une Ducati sous les fesses, Fabio Quartararo bénéficierait enfin d’un package qui lui permettrait de se battre à armes égales face aux poids lourds du championnat.
Mais une signature chez Ducati ne relève pas que de la technique. Il s’agirait aussi d’intégrer un groupe de pilotes très dense (Bastianini, Martin, Marquez, Bezzecchi…), où il faut s’imposer rapidement. Pourtant, vu le respect que suscite le Français au sein du paddock – comme l’illustre l’hommage de Miller – il semble évident que Fabio possède la carrure pour s’y imposer… si l’occasion se présente.
Conclusion : Quartararo – Ducati, une combinaison explosive (mais encore hypothétique)
Le constat de Miller remet en lumière une question stratégique majeure du MotoGP : le futur de Fabio Quartararo. Si le nouveau moteur Yamaha V4 2026 ne tient pas ses promesses, la rumeur d’un départ vers Ducati ou un autre constructeur redeviendra brûlante. En attendant, le Français continue de faire taire les sceptiques en tirant le maximum de sa moto, et en affichant une constance rare dans l’adversité.
Mais une chose est désormais claire : dans le cœur du paddock, beaucoup pensent qu’il est temps pour El Diablo de changer d’air pour viser un deuxième titre.