Le Grand Prix de Thaïlande a été un véritable calvaire pour Fabio Quartararo. Attendu au tournant après des essais de pré-saison encourageants, le pilote Yamaha a subi un week-end cauchemardesque, notamment en raison de problèmes d’adhérence sur ses pneus. Malgré une qualification en dixième position, le Français a rapidement plongé dans le classement pour finalement accrocher, difficilement, la 15ᵉ place et le dernier point en jeu. Une contre-performance qui soulève des interrogations sur la compétitivité de Yamaha.
Un début de course catastrophique pour Quartararo
Dès l’extinction des feux, Quartararo s’est retrouvé en grande difficulté. Son pneu arrière ne lui a offert aucune adhérence, l’empêchant de pousser en début de course. En seulement deux tours, il a perdu pas moins de neuf positions, se retrouvant rapidement relégué à la 19ᵉ place. Une situation critique qui l’a contraint à défendre plus qu’à attaquer.
Lors de son entretien avec Canal+, il a expliqué : « On avait vraiment du mal avec le pneu arrière. Le pneu avant, on le savait, mais on ne pensait pas que ça allait être aussi compliqué avec l’arrière. Dès le tour de chauffe, on a essayé de le chauffer, mais je n’arrivais même pas à tourner durant deux ou trois tours. C’était assez difficile. »
Pire encore, malgré le choix d’un pneu arrière tendre censé lui offrir davantage d’adhérence en début de course, le Français n’a jamais trouvé le bon rythme, au point de ne pouvoir attaquer correctement.
Une Yamaha en difficulté malgré les progrès attendus
Les essais de pré-saison à Sepang avaient laissé espérer un mieux pour Yamaha, notamment après une année 2023 compliquée. Mais la seconde session de tests en Thaïlande avait dévoilé certaines faiblesses, confirmées lors du week-end de course. Quartararo a connu les mêmes difficultés avec l’adhérence, et son équipe peine encore à comprendre l’origine exacte du problème.
Il relativise cependant : « On ne va pas s’inquiéter dès la première course. Les tests ici ne se sont pas très bien passés, et le week-end non plus, mais il faudra attendre quelques courses pour voir ce que l’on peut faire. »
Le GP d’Argentine sous haute tension
Si Buriram a mis en lumière les faiblesses de la Yamaha M1, le prochain Grand Prix en Argentine ne s’annonce pas plus rassurant pour le clan Yamaha. Le circuit de Termas de Río Hondo est réputé pour ses faibles niveaux d’adhérence, un paramètre qui pourrait encore compliquer la tâche de Quartararo.
Conscient de la situation, le Français tempère : « Ce sera difficile pour nous. Quand il y a peu de grip, c’est assez compliqué en ce moment. On verra. Il y aura aussi des pneus différents. Je pense que la carcasse sera normale et que ça nous aidera. »
Dans ces conditions, Yamaha va devoir réagir rapidement sous peine de voir ses ambitions s’évaporer dès le début de la saison. La M1 semble encore loin des Ducati et KTM en termes de performance pure, et Quartararo pourrait souffrir tant que l’adhérence restera un point faible de la moto.
Quelles perspectives pour la suite ?
Si ce premier Grand Prix n’a pas apporté les réponses espérées, il ne scelle pas pour autant le sort de Quartararo et de Yamaha. Les prochaines courses permettront de jauger si Buriram était simplement une parenthèse difficile ou le symbole de lacunes plus profondes. Quoi qu’il en soit, la pression monte déjà sur les ingénieurs d’Iwata, qui n’ont plus le droit à l’erreur.