Un Grand Prix cauchemardesque pour Fabio Quartararo. Le pilote français a connu un week-end terrible en Thaïlande, miné par des problèmes d’adhérence qui l’ont contraint à une 15ᵉ place décevante. Yamaha peine toujours à offrir une machine compétitive, et les difficultés rencontrées à Buriram laissent planer le doute sur la suite de la saison.
Une course compromise dès le départ
Dès l’extinction des feux, Quartararo a été en difficulté. Parti 10ᵉ sur la grille, il a immédiatement plongé dans le classement, terminant le premier tour en 18ᵉ position. Incapable de trouver de l’adhérence avec son pneu arrière, le Français s’est retrouvé impuissant à attaquer dans les premiers tours.
Comme il l’a confié à Canal+ après la course, lui et son équipe avaient anticipé des problèmes avec le pneu avant, mais ils ne s’attendaient pas à une telle dégradation du pneu arrière :
« Dès le tour de chauffe, on avait un peu la stratégie de le chauffer, de pousser dès le début, mais je n’arrivais même pas à tourner durant deux ou trois tours. C’était assez difficile. »
Malgré ses efforts, il n’a jamais pu retrouver un rythme compétitif et s’est contenté de limiter la casse en accrochant la 15ᵉ place et le dernier point en jeu.
Yamaha en perdition, un mal chronique ?
La prestation de Quartararo en Thaïlande met en lumière un problème récurrent chez Yamaha : l’incapacité à maximiser le potentiel de ses pneus dès le début de la course. L’équipe japonaise accusait déjà du retard l’année dernière, et malgré des tests encourageants à Sepang, le test de Buriram avait révélé quelques inquiétudes qui se sont confirmées pendant la course.
Ce manque d’adhérence, en particulier sur les circuits à faible grip, représente un défi majeur pour l’équipe et pourrait compromettre leurs ambitions cette saison. Quartararo lui-même anticipait des difficultés avant même le début de la course :
« Quand il y a peu de grip, c’est assez compliqué en ce moment. On verra. Il y aura aussi des pneus différents. Je pense que la carcasse sera normale et que ça nous aidera. »
Avec l’Argentine en ligne de mire, un tracé également réputé pour son faible grip, les craintes demeurent quant à la compétitivité de Yamaha. La structure japonaise doit impérativement trouver des solutions rapides, sous peine de voir sa saison déjà compromise avant même le cœur du championnat.
Des problèmes spécifiques à Buriram ou un avertissement pour la saison ?
Fabio Quartararo refuse de tirer trop de conclusions hâtives après ce premier couac. Il préfère relativiser et considère que ce circuit spécifique a pu accentuer les problèmes d’adhérence.
« On ne va pas s’inquiéter dès la première course. Ce week-end n’était pas au top, mais je pense qu’il faudra attendre quelques courses et voir ce que l’on pourra faire par la suite. »
Si le Français appelle à la patience, les prochains Grands Prix seront déterminants pour Yamaha. Le défi est clair : offrir rapidement à Quartararo une moto capable de se battre régulièrement dans le top 5, sous peine de vivre une saison frustrante.
En attendant, tous les regards se tournent vers l’Argentine, où Yamaha sera attendu au tournant. Un sursaut est impératif pour regagner confiance et rester dans la lutte pour le championnat. Quartararo pourra-t-il inverser la tendance ? Réponse dans les prochaines courses.