MotoGP 2025 : Pol Espargaró alerte sur la pression interne qui ronge Bagnaia chez Ducati

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par Maxime Leclerc

Dans l’univers impitoyable du MotoGP, chaque dixième de seconde coûte cher et les comparaisons au sein d’une même écurie peuvent devenir un poison subtil mais redoutable. En 2025, alors que Francesco Bagnaia peine à retrouver la domination qui lui avait permis de décrocher deux titres mondiaux consécutifs, une voix expérimentée s’élève pour expliquer cette chute de performance : Pol Espargaró. L’ancien pilote MotoGP, désormais fin analyste du paddock, a livré une analyse percutante dans MediaTwoWheels sur les difficultés mentales que traverse l’Italien, accentuées par les résultats éclatants d’un certain Marc Márquez sur la même machine.

Une pression psychologique qui dépasse la simple mécanique

Pol Espargaró ne mâche pas ses mots. Selon lui, le problème de Bagnaia ne se résume pas à la technique : « Que se passe-t-il quand on a des problèmes, mais que son rival ne les ressent pas, ou beaucoup moins, comme c’est le cas de Marc, et qu’il gagne comme il le fait ? Eh bien, ça vous mine » (source : MediaTwoWheels). Dans une structure aussi compétitive que Ducati, voir un autre pilote – en l’occurrence Marc Márquez – dominer avec la même base technique peut éroder la confiance et faire surgir un doute insidieux : suis-je encore au niveau ?

Si Bagnaia lutte pour exploiter le train avant de sa Desmosedici GP25, pour stabiliser ses freinages ou pour garder une constance sur ses pneus, chaque faiblesse devient plus pesante à la lumière des podiums de Márquez. Le contraste n’est pas seulement visible sur les temps au tour, il se prolonge dans l’esprit du pilote, où la moindre comparaison alimente anxiété et pression.

Bagnaia au cœur de la transformation Ducati

Depuis la reprise du championnat en 2025, la Ducati Desmosedici version GP25 a franchi un nouveau cap technologique. Châssis remanié, électronique améliorée, et aérodynamique revue : l’outil technique est au sommet de ce qui se fait en MotoGP. Pourtant, s’adapter à ce niveau d’évolution n’est pas toujours fluide, même pour un double champion du monde.

Comme l’indique Pol Espargaró, Bagnaia aborde une phase de transition dans son pilotage, et cela se ressent sur la piste : « C’est la situation de Pecco : il est en pleine mutation, il tente d’évoluer, mais il est clair qu’il n’a pas encore touché le fond », explique-t-il (source : MediaTwoWheels).

Le défi ? Adapter son style à une moto de plus en plus pointue sans perdre son feeling naturel. Là où Marc Márquez semble user de son incroyable capacité d’adaptation pour faire corps avec cette nouvelle Ducati, Bagnaia semble encore chercher le mode d’emploi optimal, hésitant entre intuition et données télémétriques. Résultat : une irrégularité inédite pour le pilote officiel Ducati, qui alterne coups d’éclat et contre-performances.

Vers une nouvelle hiérarchie chez Ducati ?

La situation actuelle laisse entrevoir un possible tournant stratégique pour Borgo Panigale. Si Márquez continue sur sa lancée – trois podiums en cinq courses cette saison – et si Bagnaia ne parvient pas à inverser la tendance rapidement, il n’est pas exclu que Ducati reconsidère sa hiérarchie interne. Un changement qui ferait écho à l’approche ultra-analytique du constructeur, toujours à la recherche de la performance pure, quel que soit le nom inscrit sur la combinaison.

Pour Francesco Bagnaia, la mission est claire : reprendre le contrôle technique et psychologique avant que la spirale ne devienne chronique. Dans un MotoGP 2025 plus impitoyable que jamais, où le niveau est resserré à l’extrême, chaque course est une bataille pour le leadership – au sein de son écurie autant que sur la piste.

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