La saison MotoGP 2025 restera dans les mémoires comme l’année d’une domination sans partage de Ducati et, surtout, du retour au sommet d’un géant : Marc Márquez. S’il fallait une déclaration pour résumer cette renaissance, c’est bien celle de Gigi Dall’Igna, directeur général de Ducati Corse, qui a vibré au rythme des exploits du champion espagnol.
Une saison impériale pour Ducati en MotoGP 2025
Il est devenu difficile de parler de MotoGP sans employer le mot « domination » lorsque l’on évoque Ducati. La saison 2025 a renforcé ce statut avec une véritable démonstration de force : 17 victoires en 22 Grands Prix, 12 pole positions, 19 victoires en Sprint et une série record de 88 podiums consécutifs avec au moins une Desmosedici. C’est tout simplement l’un des plus grands règnes de l’histoire moderne du MotoGP.
Mais au-delà des chiffres, c’est la conquête collective des titres qui impressionne. Ducati empoche un 6ᵉ titre constructeurs consécutif. Mieux encore, le podium final du classement par équipes est trusté par trois teams Ducati. La synergie interne entre l’usine, Pramac et Gresini porte ses fruits, avec une machine ultra-compétitive entre les mains de chaque pilote.
Cependant, derrière cette mécanique bien huilée se cache une performance individuelle qui a redéfini les contours de la légende : celle de Marc Márquez.
Marc Márquez, la renaissance d’un mythe MotoGP
Annoncé sur la pente descendante après deux années compliquées chez Honda, Marc Márquez a signé un retour que peu d’experts avaient anticipé. Intégré d’abord chez Gresini pour 2024, son excellente saison l’a propulsé dans l’équipe d’usine Ducati en 2025. Et quelle année !
Avec 545 points marqués, 11 victoires en Grand Prix, 8 pole positions, 14 victoires en Sprint et une série de 15 succès consécutifs avant son arrêt sur blessure (épaule), Márquez a rappelé à tous pourquoi il est l’un des plus grands pilotes de l’histoire.
Le moment d’émotion est venu de Gigi Dall’Igna, l’ingénieur stratège de Ducati, qui a exprimé sur les réseaux sociaux tout son respect pour la trajectoire du pilote espagnol : « Son retour sur la grille, d’abord au sein d’une équipe satellite, sa persévérance et son enthousiasme témoignent d’une ambition non pas économique, mais celle d’un champion qui a fermement voulu retrouver les sensations perdues lors de sa véritable odyssée de ces dernières années. »
Dall’Igna ajoute : « C’est l’éclat dans ses yeux qui illustre cette aventure humaine. » Une formule qui dépasse les statistiques et célèbre une quête intérieure, celle d’un pilote qui ne court plus pour les titres, mais pour ressentir à nouveau l’essence pure de la compétition.
Quels enseignements pour le paddock MotoGP ?
Le retour de Márquez bouleverse plusieurs équilibres. D’abord sur le plan mental : le voir revenir au plus haut niveau avec autant d’humilité inspire les pilotes plus jeunes tout en forçant ses adversaires à se surpasser.
Ensuite sur le plan technique : sa capacité à s’adapter à la Desmosedici, réputée difficile à dompter, confirme son statut de pilote d’exception et oblige Ducati à maintenir un équilibre délicat dans le développement de sa machine, entre performance pure et accessibilité pour des styles de pilotage variés.
Enfin, stratégiquement, Ducati envoie un signal fort : même dans une ère d’hégémonie, le constructeur est capable d’ajuster sa structure pour intégrer une légende vivante et en tirer le meilleur.
En parallèle, Aprilia et KTM progressent rapidement en coulisses, mais la barre est haute. Le modèle Ducati, entre excellence technique et gestion humaine, est devenu la référence à battre en 2026.