Le MotoGP débarque pour la première fois en Hongrie, et tous les projecteurs sont braqués sur Jorge Martín. Après une chute en Autriche, le pilote espagnol compte bien prendre sa revanche en exploitant tout le potentiel encore sous-estimé de sa RS-GP25. Sur un tracé nouveau pour tous, la moindre adaptation pourrait faire la différence.
Une RS-GP25 encore en période de rodage pour Jorge Martín
Rejoindre un nouveau constructeur en plein cœur de l’élite MotoGP est un pari risqué, mais Jorge Martín s’y attèle avec détermination. Depuis son passage chez Ducati Noale et sa prise en main de la RS-GP25 – encore jeune dans sa carrière – le champion du monde 2023 cherche avant tout à retrouver ses sensations. Après une maigre moisson en Autriche, conclue par une chute frustrante, Martín s’est tourné vers le Grand Prix de Hongrie comme une page blanche à écrire.
« J’ai commencé à comprendre la moto et à trouver mon rythme », confiait-il au média espagnol Marca. Cette déclaration témoigne d’une progression encourageante. Avec seulement trois courses à son actif sur cette machine, Martín sait que le facteur clé reste l’accumulation de kilomètres. Or, le Hungaroring, qui fait son grand retour au calendrier MotoGP en 2025, nivelle les performances grâce à son statut de circuit totalement inédit. Personne n’y a encore ses marques : une aubaine pour le n°89.
Sur le plan technique, la RS-GP25 s’est révélée délicate à apprivoiser. Moins immédiate que ses rivales en sortie de virage, mais impressionnante en entrée et en stabilité au freinage – deux atouts déterminants sur les séquences sinueuses du tracé hongrois. Si Jorge Martín parvient à trouver le bon compromis, cette étape pourrait marquer un tournant dans sa saison.
Marco Bezzecchi, en embuscade avec une montée en puissance spectaculaire
Si Jorge Martín construit patiemment sa relation avec la RS-GP25, Marco Bezzecchi, lui, semble déjà en symbiose avec la moto italienne. Le pilote italien s’est récemment illustré avec une pole position et un deuxième podium consécutif, signe d’une dynamique ascendante qui pourrait bousculer la hiérarchie chez Ducati Noale.
« Nous progressons ensemble avec l’équipe, mais je continue à respecter le process. Il reste du travail », prévient-il dans un communiqué de la Dorna. Sa prudence contraste avec sa forme impressionnante, preuve d’un état d’esprit méthodique et d’une vision claire : consolider pour mieux frapper.
Le duo Martín-Bezzecchi symbolise un renouveau stratégique chez Ducati Noale. Contrairement à l’usine de Bologne, davantage centrée sur Bagnaia et Bastianini, la structure satellite montre une capacité à exploiter un package technique complexe tout en faisant émerger deux pilotes au profil offensif. Une équation gagnante si les progrès se confirment dès la Hongrie.
Un Grand Prix de Hongrie sous haute tension
Ce GP de Hongrie s’annonce comme un véritable test de résilience et d’intelligence stratégique. Pour Jorge Martín, l’enjeu est double : effacer les doutes post-Autriche et démontrer que, malgré une adaptation en cours, il reste un prétendant sérieux au top 5 – voire mieux – dès que les voyants sont au vert.
La clé ? Élaborer une base solide dès les premiers essais libres, optimiser les réglages sur un circuit inconnu, et capitaliser sur le caractère encore incertain de la grille, où les différences entre motos ont tendance à s’estomper dans les premiers tours. Une belle opportunité pour Ducati Noale de tirer son épingle du jeu.
Cette étape, bien que neuve, pourrait devenir un point de bascule dans la saison 2025, aussi bien pour Martín que pour Bezzecchi. Les ambitions sont là, les moyens aussi. Reste à concrétiser.
Conclusion : un duo Ducati à suivre de très près
Sur un Hungaroring qui offre à chaque équipe une page blanche, Jorge Martín et Marco Bezzecchi symbolisent cette nouvelle énergie qui anime Ducati Noale. Entre ambition mesurée et promesses technologiques, le rendez-vous est pris pour voir si ce GP de Hongrie marquera enfin le redécollage espéré du champion espagnol et la confirmation du retour aux avant-postes de l’Italien.