GP de Hongrie : Ducati rassure sur la GP25 et affiche son ambition pour 2025

Photo of author

par Maxime Leclerc

À l’occasion du Grand Prix de Hongrie 2025, Ducati a su démontrer qu’elle n’avait rien perdu de sa puissance stratégique et technique. Sur un tracé atypique, la marque italienne a su adapter ses choix de configuration et répondre aux interrogations qui entouraient la nouvelle Desmosedici GP25. Une réponse directe aux doutes exprimés récemment par Francesco Bagnaia, avec en prime une déclaration assumée de Luigi Dall’Igna, son directeur général, sur Sky Sport.

Un terrain piégeux mais maîtrisé par Ducati

La course sprint sur le circuit de Hungaroring, ajout relativement récent au calendrier MotoGP, a livré son lot de surprises ce samedi. Circuit technique, étroit, avec peu de lignes droites franches mais une adhérence importante, il mettait à mal les équilibres établis. Pour Luigi Dall’Igna, ce contexte particulier explique en partie la performance des rouges : « Ce fut une superbe journée », s’est-il réjoui auprès de Sky Sport Italia. La stratégie Ducati s’est montrée redoutablement efficace dans ces conditions exigeantes, où seules les machines capables de générer de l’adhérence sans perdre en agilité ont pu tirer leur épingle du jeu.

Cette victoire d’équipe est un signal fort dans une saison MotoGP 2025 déjà marquée par une concurrence de plus en plus homogène. KTM et Aprilia surclassent parfois, Yamaha gagne en régularité, et Honda montre des signes de redressement. Dans ce contexte ultra-compétitif, la capacité à être performant sur tout type de circuit est devenue un critère fondamental pour la conquête du titre.

GP25 : une évolution prudente mais prometteuse

Alors que la Ducati GP24 a déjà fait ses preuves avec plusieurs podiums et une constance remarquable, la GP25 s’est retrouvée sous le feu des projecteurs — non pas tant pour ses résultats, mais surtout pour les doutes exprimés par Francesco Bagnaia, champion en titre MotoGP 2022 et 2023. Ce dernier a jugé la nouvelle version comme moins intuitive à exploiter.

Interrogé sur ces critiques, Luigi Dall’Igna a tranché : « Ce sont des motos similaires, la GP25 est une évolution. » Pas de révolution donc, mais des ajustements ciblés sur le châssis, l’aérodynamique et la gestion électronique, qui visent à améliorer l’exploitation sur toute la plage du grip et dans des phases critiques comme la relance hors virage. Selon les informations techniques recueillies auprès de l’usine Borgo Panigale, la GP25 intègre aussi un nouveau package aérodynamique avec des winglets redessinés, visant une meilleure stabilité en courbe et lors des freinages appuyés.

Loin de nier les points perfectibles, Dall’Igna appelle à la patience et mise sur l’engagement de l’équipe pour affiner cette nouvelle machine : « Avec de l’engagement, nous pouvons réussir. » La feuille de route est donc claire : développement constant, écoute des pilotes, et adaptation circuit après circuit.

Une stratégie technique qui fait école en MotoGP

En évitant de tout révolutionner, Ducati suit une logique d’itérations maîtrisées, à rebours de certains rivaux tentés par des remaniements radicaux. Cette approche rappelle la méthodologie appliquée par Honda durant son ère Marc Márquez : tenir un cap clair tout en faisant évoluer chaque composant en fonction du retour piste.

Dall’Igna prouve une fois encore que la stabilité conceptuelle, lorsqu’elle est bien encadrée par une capacité de mise au point rapide et efficace, peut s’avérer une arme redoutable. Le GP de Hongrie le démontre : même sur un tracé réputé peu favorable aux Ducati, la GP25 a tenu son rang. Reste désormais à confirmer sur des circuits plus rapides comme Silverstone ou l’Autriche, où l’on pourra juger pleinement de sa compétitivité sur l’ensemble du spectre de performance requis en MotoGP.

En somme, Ducati rassure : la GP25 est prête à monter en puissance. Et avec un Bagnaia de plus en plus à l’aise dans son adaptation, les espoirs de titre pour 2025 restent plus que jamais d’actualité.

Laisser un commentaire