Le week-end autrichien de Francesco Bagnaia a déjoué les pronostics. Huitième sous le drapeau à damier, Pecco a vécu une course en demi-teinte qui contraste violemment avec ses standards de performance. Pourtant, Ducati maintient sa foi absolue en son pilote vedette et refuse toute alarme prématurée.
Un contretemps au Red Bull Ring, mais un pilote toujours soutenu
Sur le tracé du Red Bull Ring, réputé pour ses courbes à haute vitesse et ses zones de freinage intenses, Pecco Bagnaia semblait bien lancé après des essais solides. Mais en course, le champion en titre n’a pas tenu le rythme, rétrogradant progressivement jusqu’à une décevante huitième place, à bonne distance du podium.
Pourtant, du côté de Ducati, le ton reste rassurant et mesuré. Davide Tardozzi, team manager de l’écurie officielle, a tenu à reprendre la parole après la course pour souligner que la direction technique ne doute pas de son leader. Il pointe quelques éléments conjoncturels à rectifier :
“Cette course est dommage parce qu’elle avait très bien débuté (…). Il faut analyser le problème dans la deuxième partie de la course puisqu’il a eu une perte de forme significative. Mais nous continuons à y croire et nous n’abandonnons jamais.” (source : motorsport.com)
Un message relayé également par Gigi Dall’Igna, directeur général de Ducati Corse, qui insiste sur la nécessité de se recentrer sur le travail technique et stratégique, plutôt que de céder à la pression.
Un revers technique à corriger collectivement
Ce résultat en Autriche marque un temps d’arrêt dans une saison jusque-là maîtrisée par Bagnaia, mais il ne remet pas en question le projet global de la marque italienne. Ducati conserve une position de leader sur la scène MotoGP 2025, et la collaboration pilote/équipe reste l’un des piliers de cette dominance.
Comme l’a souligné Dall’Igna, la baisse de rythme en deuxième partie de course nécessite une analyse fine : gestion de pneu, réglages électroniques, température piste… autant de variables qui peuvent ralentir un pilote même expérimenté. L’approche chez Ducati est claire : pas de précipitation, mais une amélioration continue au service de la performance.
Bagnaia, fort de ses titres mondiaux et de son impressionnant mental, reste un vecteur de stabilité pour l’équipe. Son professionnalisme lors du débrief post-course a été salué en interne, renforçant l’idée que la cohésion reste intacte, malgré les turbulences.
Un enjeu stratégique pour Ducati en cette mi-saison 2025
Dans une saison MotoGP extrêmement disputée, chaque contre-performance peut coûter cher au classement général. Avec une meute de prétendants emmenés par Jorge Martin, Pedro Acosta ou Marc Márquez, Bagnaia n’a plus le droit à l’erreur.
Mais Ducati, coutumière des stratégies à long terme, sait que la stabilité prime sur la précipitation. La priorité est donnée à une remise en route méthodique. Un équilibre technique doit être retrouvé pour permettre à Pecco de tirer le meilleur parti de la Desmosedici GP25, qui reste l’une des machines les plus abouties du plateau.
Le prochain Grand Prix, prévu à Misano, pourrait justement marquer le retour aux avant-postes pour le pilote turinois. Sur cette piste qu’il affectionne, et où Ducati a souvent brillé, l’occasion est belle de relancer une dynamique victorieuse.
En résumé : la huitième place en Autriche a été un avertissement, non une condamnation. Et dans le paddock de Borgo Panigale, la conviction reste intacte : Pecco Bagnaia reviendra, et Ducati est prête à l’y aider.