MotoGP – GP d’Italie : Bezzecchi et Acosta se partagent la tête des EL1 dans un Mugello ultra serré

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par Lucas Moretti

Le Grand Prix d’Italie démarre fort au Mugello avec une égalité parfaite entre Marco Bezzecchi et Pedro Acosta lors de la première séance d’essais libres. Deux pilotes, deux machines, un seul chrono : 1’46 »199. Une rareté dans le monde du MotoGP et un signal fort pour un week-end qui promet un niveau de compétitivité inédit. Plongée dans les premiers enseignements de cette première confrontation italienne.

Un duel inattendu entre Bezzecchi et Acosta

Le ton est donné dès la première séance d’essais libres (EL1) sur le tracé mythique du Mugello. Marco Bezzecchi, porté par une dynamique retrouvée avec Aprilia, signe le meilleur temps… exactement identique à celui de Pedro Acosta sur sa KTM : 1’46 »199. Un scénario des plus inhabituels dans un championnat où les écarts se jouent souvent à quelques millièmes.

Pour Bezzecchi, ce résultat confirme le regain de forme entamé à Silverstone où il s’était imposé, avant d’enchaîner avec une belle prestation à Aragon. Devant son public italien, le pilote Aprilia semble galvanisé, affichant une maîtrise solide dès les premiers tours. De son côté, Pedro Acosta continue de démontrer une maturité impressionnante pour sa première saison en catégorie reine. Auteur d’un temps identique, le prodige espagnol assoit son statut de sérieux outsider au championnat.

KTM en embuscade avec Brad Binder

Alors que l’attention se focalisait sur l’égalité Bezzecchi-Acosta, Brad Binder est venu signer le troisième meilleur temps, confirmant la très bonne santé des KTM sur cette piste. L’agressivité typique du Sud-Africain combinée à la stabilité de la RC16 sur les secteurs rapides fait de lui un sérieux client pour la suite du week-end.

À noter que le Mugello, réputé pour ses longues lignes droites et sa technicité, réussit souvent aux pilotes les plus engagés. Les KTM y semblent à l’aise cette année, avec deux motos dans le top 3, laissant présager une bagarre intense en qualifications et en course.

Les Français dans le coup, les Ducati en retrait ?

Fabio Quartararo s’installe à une encourageante sixième place, démontrant que la Yamaha, en manque de performance globale cette saison, peut encore jouer les trouble-fêtes avec une base bien réglée. Johann Zarco, quant à lui, accroche une dixième place sur une Ducati satellite, un résultat correct dans une session où les écarts sont infimes.

Du côté de Ducati justement, le champion en titre Pecco Bagnaia se hisse seulement en huitième position, tandis que son futur coéquipier chez Ducati, Marc Márquez (4e), semble avoir mieux négocié cette entrée en matière. Les Gresini peinent à trouver le bon rythme : Álex Márquez se classe neuvième, et Fermín Aldeguer, en plein apprentissage dans l’élite, termine 18e.

Des écarts serrés qui annoncent un week-end explosif

Cette égalité inédite entre Bezzecchi et Acosta illustre parfaitement le niveau de compétitivité de la grille 2024. À ce stade, impossible de dégager un vrai favori pour le GP d’Italie : entre les KTM incisives, la montée en puissance d’Aprilia et les Ducati en embuscade, plusieurs équipes peuvent espérer repartir avec le trophée dimanche.

Rendez-vous à 15h pour la deuxième séance d’essais. Une chose est sûre : le Mugello va encore nous offrir des frissons, avec en toile de fond cette bataille aussi improbable qu’intense entre un Bezzecchi en quête de confirmation et un Acosta toujours aussi bluffant.

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