Après une solide performance à Sepang, Fabio Quartararo espérait confirmer en Thaïlande, mais la réalité l’a rattrapé à Buriram. Treizième seulement après la première journée d’essais, le Français peine à trouver de bonnes sensations avec sa Yamaha, notamment sur l’adhérence du pneu avant. Une situation préoccupante à quelques semaines du début de la saison.
Un contraste saisissant avec Sepang
La semaine dernière encore, Quartararo se montrait optimiste après les essais de Sepang, où Yamaha semblait avoir progressé sur plusieurs points clés : moteur, traction et vitesse en ligne droite. Mais à Buriram, le scénario est bien différent. Cette fois, le champion du monde 2021 souffre d’un manque de feeling inquiétant sur l’avant de sa machine.
« Je crois qu’on a fait des progrès, mais aujourd’hui, je ne me suis senti bien avec aucun des deux pneus à l’avant, le soft et le medium », confie-t-il au site officiel du MotoGP. Une déclaration révélatrice des difficultés qu’il rencontre pour trouver un compromis satisfaisant sur l’adhérence. Pour un pilote aussi dépendant du feeling avec l’avant, cette problématique pourrait être un véritable frein aux ambitions de Yamaha cette saison.
Un problème récurrent chez Yamaha ?
Ce n’est pas la première fois que Quartararo se plaint d’un manque de grip à l’avant. Depuis plusieurs saisons, Yamaha peine à offrir à ses pilotes une moto compétitive sur l’ensemble des circuits du calendrier. Sur certaines pistes, le châssis de la M1 montre ses limites, notamment face aux Ducati et KTM qui bénéficient d’un meilleur transfert de masse à l’accélération et au freinage.
En Thaïlande, le Français doit composer avec des pneus qui réagissent différemment à chaque tour. « En gros, ce que j’ai avec le medium, je ne l’ai pas avec le soft et vice-versa », explique-t-il. Un dilemme technique qui devra être résolu rapidement, sous peine de voir Quartararo perdre un temps précieux dans la mise au point de sa moto avant la première course officielle.
Quelles solutions pour Quartararo et Yamaha ?
Avec une seconde journée d’essais à gérer, Quartararo espère que les conditions de piste s’amélioreront et que Yamaha trouvera des solutions. Mais ce problème pourrait être symptomatique d’un malaise plus profond, celui d’une M1 toujours trop exigeante sur certains types de gommes.
Yamaha et ses ingénieurs jouent un rôle clé dans la résolution de ce souci. L’analyse des datas collectées à Buriram sera cruciale pour adapter le châssis ou les réglages de suspension en fonction des retours de leur pilote principal. D’autres ajustements pourront être testés sur les différentes cartographies moteur et sur les pressions des pneus afin d’optimiser le grip et la stabilité à l’avant.
L’enjeu est considérable pour Quartararo. Après une saison 2023 difficile, il aspire à revenir au sommet et à lutter à armes égales avec les Ducati et Aprilia. Mais pour cela, il faudra impérativement corriger ces lacunes techniques avant le coup d’envoi de la saison.
En attendant, tous les yeux seront rivés sur la deuxième journée d’essais à Buriram, où Yamaha devra impérativement montrer des signes de progression.