Le champion en titre vit un cauchemar. Après une première moitié de saison 2025 solide, Francesco Bagnaia traverse une crise inédite. Quatre abandons consécutifs, des points laissés en route, et une menace réelle au classement général. Le pilote phare de Ducati joue sa position dans le top 3, avec une dernière manche à Valence sous tension extrême.
Une fin de saison chaotique pour Bagnaia
La saison MotoGP 2025 touche à sa fin, et Francesco Bagnaia ne contrôle plus rien. À Portimão, lors du dernier Grand Prix, le pilote italien a signé sa quatrième contre-performance d’affilée. Chute au 11e tour, aucun point au classement général — une tendance alarmante qui pourrait lui coûter très cher. À l’approche de la finale à Valence, Bagnaia (deux fois champion du monde en 2022 et 2023) est sous pression : il n’est plus assuré de terminer sur le podium final.
Marco Bezzecchi le devance désormais à la 3e place et Pedro Acosta, impressionnant rookie, n’est qu’à trois petits points derrière au classement. C’est dire l’urgence : Bagnaia pourrait perdre deux positions s’il ne redresse pas la barre en Espagne.
Un aveu révélateur d’un mental en détresse
Interrogé à l’issue de son abandon au Portugal, Francesco Bagnaia a lâché un aveu lourd de signification : “Honnêtement, je ne voudrais pas tout recommencer, mais peut-être travailler différemment. […] Honnêtement, les autres pilotes qui m’ont rattrapé, comme Bezzecchi, méritent bien plus la troisième place que moi.” (L’Équipe, 2025).
Lucide et visiblement épuisé mentalement, l’Italien reconnaît que ses rivaux méritent leur position actuelle. Une confession rare, qui en dit long sur son état intérieur. La relation homme/machine semble s’être effritée sur les dernières manches, alors même que la Ducati GP25 reste l’une des motos les plus compétitives du plateau – en témoigne les résultats de Jorge Martin ou Enea Bastianini cette saison.
Une Ducati performante… Mais impuissante face aux doutes
Ce qui frappe, c’est que les difficultés de Bagnaia ne sont pas dues à un manque de performance technique. La GP25 reste redoutable, tant en accélération qu’en vitesse de pointe. Mais les résultats récents pointent un problème d’adaptation du pilote ou, plus insidieusement, une crise de confiance. Et en MotoGP, les écarts sont si faibles qu’un grain de sable psychologique peut tout faire basculer.
Bezzecchi, précisément, semble dans une dynamique inverse, calibrant parfaitement son pilotage sur le potentiel de la moto, tandis que le jeune Acosta défie tous les pronostics et impressionne par sa constance en fin de saison – un contraste saisissant avec la spirale négative dans laquelle s’enfonce Bagnaia.
Quel avenir pour le capitaine de Ducati ?
Une chose est sûre : Ducati surveille de très près cette fin de saison. S’il reste un pilote clé pour le constructeur italien, Bagnaia pourrait voir sa position remise en question à moyen terme s’il ne parvient pas à inverser la tendance. À l’aube de la saison 2026, où la concurrence s’annonce toujours plus féroce (notamment avec l’émergence de GasGas, KTM et Aprilia), les pilotes devront faire preuve d’une constance irréprochable pour rester dans le haut du tableau.
Rendez-vous donc à Valence pour une ultime manche décisive. Bagnaia peut-il retrouver confiance, sauver une saison tourmentée et défendre son statut au sein du team Ducati ? Réponse dans quelques jours. Ce qui est certain, c’est que la tension, elle, est déjà à son maximum.