MotoGP 2025 : Marc Márquez encensé, Bagnaia critiqué… La légende Kevin Schwantz met les pieds dans le plat

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par Maxime Leclerc

La saison 2025 de MotoGP réserve décidément bien des surprises, sur la piste comme en dehors. Alors que Marc Márquez semble renaître sous ses nouvelles couleurs, Francesco Bagnaia, double champion du monde en titre, essuie une pluie de critiques. Et pas de n’importe qui : Kevin Schwantz, champion du monde 1993, n’a pas mâché ses mots.

Le retour incandescent de Márquez : une renaissance qui fait parler

Depuis son arrivée chez Ducati Gresini en 2024, Marc Márquez n’a cessé de monter en puissance. En ce début de deuxième saison au guidon de la Desmosedici, l’octuple champion du monde semble avoir retrouvé la confiance, l’agressivité et la régularité qui ont fait sa légende. Auteur de deux victoires sur les six premières courses de 2025, Márquez s’est définitivement réinstallé dans le cercle des prétendants au titre.

Kevin Schwantz, ancienne gloire du MotoGP et consultant régulier sur les chaînes spécialisées, a salué cette montée en puissance lors d’une récente interview accordée à Daily Sports : « Marc Márquez démontre qu’il a encore ce feu sacré. Sa capacité à s’adapter à la Ducati, à canaliser son énergie sur la course plutôt que sur le pilotage hasardeux, c’est impressionnant. »

Ce regain de forme n’est pas exclusivement dû au pilote. L’équipe Gresini Racing, bien qu’indépendante, bénéficie d’un matériel très compétitif – une Desmosedici GP24 quasiment identique au prototype usine – qui lui permet de rivaliser avec les meilleurs. Márquez y a aussi trouvé ce qu’il avait perdu chez Honda : une moto prévisible et une équipe à l’écoute.

Bagnaia critiqué sur sa gestion : pression ou essoufflement ?

À l’inverse, Francesco Bagnaia, leader de l’équipe officielle Ducati Lenovo, traverse une période trouble. Moins percutant en course, fébrile dans les qualifications et sujet à des erreurs inhabituelles, le double champion du monde (2022 et 2023) donne l’impression de subir la pression.

Kevin Schwantz ne s’est pas privé d’analyser la situation, affirmant que Bagnaia doit « se remettre sérieusement en question » : « Il pilote parfois comme un homme sous tension. Bagnaia a gagné ses titres grâce à la régularité et la gestion de course. Mais face à la vitesse brute d’un Márquez et la montée en puissance de Martin et Acosta, il semble dépassé. » (source : Daily Sports)

Cette tension se ressent dans l’attitude de Bagnaia sur et en dehors de la piste. Lors des derniers Grands Prix, des échanges radios tendus et des gestes d’agacement ont été captés par les caméras. Même son chef mécanicien, Christian Gabarrini, a reconnu dans un entretien à MotoGP.com que « l’équipe travaille à redonner de la sérénité » à son pilote.

Ducati en équilibre : un luxe qui peut devenir un danger

Le cas Márquez – Bagnaia met également en lumière un enjeu plus large : la gestion des talents au sein de l’écurie Ducati. Avec une armada composée de pilotes ultra-compétitifs (Martin, Bastianini, Marquez, Bezzecchi, ou encore Acosta chez GASGAS Tech3), Ducati doit éviter les conflits internes et préserver une hiérarchie claire… sans pour autant brider ses coureurs.

L’enjeu est de taille. Car si la structure Gresini permet à Márquez de performer sous moins de pression, Bagnaia évolue sous le feu constant des projecteurs. La cohabitation de profils aussi ambitieux, sur des machines équivalentes, pourrait déboucher sur des tensions inédites, surtout si le titre 2025 se joue entre deux Ducati… mais pas deux pilotes du même team.

Vers une réécriture complète de la hiérarchie MotoGP en 2025 ?

La déclaration de Schwantz est plus qu’une pique : elle acte un bouleversement silencieux de la hiérarchie. Márquez n’est plus un outsider, Bagnaia n’est plus intouchable. Derrière eux, Pedro Acosta et Jorge Martin poussent fort, Yamaha tente de renaître avec Quartararo, et KTM continue de rêver d’un titre mondial.

En somme, cette saison 2025 de MotoGP s’annonce palpitante. Les paroles de Kevin Schwantz résonnent comme un avertissement : la discipline change, et ceux qui ne savent pas évoluer avec elle resteront sur le bas-côté.

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