Le Red Bull Ring aura été le théâtre d’une qualification haletante en MotoGP, et Álex Márquez y a bien failli s’offrir une pole position qui aurait marqué un tournant dans sa saison. À seulement 16 millièmes de Marco Bezzecchi, l’Espagnol du team Gresini doit se contenter de la deuxième place… pour cette fois. Retour sur une séance intense et les perspectives pour la course sprint du samedi, qui s’annonce explosive.
Un vendredi prometteur, un samedi frustrant
Álex Márquez avait posé les bases d’un bon week-end dès les premières séances libres, en affichant un rythme solide et une régularité rassurante. Quatrième temps lors des deux premières sessions, le pilote Ducati satellite semblait bien en phase avec le tracé sinueux et technique du Red Bull Ring.
Mais tout ne s’est pas déroulé sans accroc. Lors de la FP2, l’équipe Gresini tente différents réglages, espérant affiner encore davantage la moto. Une prise de risque qui ne paie pas immédiatement. Ces ajustements font perdre de précieuses références au pilote catalan, qui décide finalement de revenir aux paramètres de la veille. Un choix judicieux puisqu’il parvient à retrouver rapidement son rythme dès le début des qualifications.
Il attaque sa Q2 avec ambition et prend la deuxième position provisoire. Toutes les conditions semblent réunies pour un tour final décisif. Surtout que Bagnaia, en demi-teinte, et son frère Marc, auteur d’une grosse erreur, laissent la porte ouverte. Mais Marco Bezzecchi sort un dernier chrono parfait et prive Márquez de la pole pour 16 minuscules millièmes de seconde. La frustration est palpable, mais le moral reste au beau fixe.
Dans une déclaration relayée par Paddock-GP, Márquez confie : “C’est toujours frustrant de perdre une pole position pour 16 millièmes, mais quoi qu’il en soit on a fait du très bon travail. C’est vrai que ce matin j’ai eu un peu plus de mal que d’habitude parce qu’on a essayé différents réglages, ce qui nous a fait perdre beaucoup de temps. On est revenus aux réglages d’hier et ça a plutôt bien fonctionné.”
Une première ligne cruciale pour la course sprint
Si la pole lui a échappé, Álex Márquez dispose néanmoins d’un atout stratégique non négligeable : une place en première ligne pour la course sprint. Au Red Bull Ring, un bon départ est primordial tant les dépassements peuvent y devenir un exercice périlleux. D’autant plus que les Ducati se montrent toujours redoutables sur ce tracé autrichien, avec leur capacité d’accélération et leur stabilité au freinage.
Conscient de cette opportunité, le pilote du team Gresini ne compte pas laisser filer cette chance. “Concernant la course sprint, on a une très bonne opportunité en partant de la première ligne alors on va essayer de prendre un bon départ, et à partir de là essayer de mettre en place un rythme solide et régulier”, ajoute-t-il toujours au micro de Paddock-GP.
La clé ? Gérer l’usure des pneus et conserver la lucidité dans les premiers tours, étape cruciale pour ne pas se faire enfermer et pouvoir attaquer rapidement. Márquez semble prêt à transformer la frustration en carburant pour briller dès samedi.
Quelle dynamique pour Álex Márquez en 2025 ?
Ce résultat en qualifications s’inscrit dans une dynamique encourageante pour Álex Márquez. Depuis le début de la saison 2025, le cadet des frères Márquez montre une régularité en progrès sous les couleurs Gresini. Avec une moto satellite performante — la Ducati Desmosedici GP25 —, il parvient régulièrement à se placer dans le top 6. Son adaptation au format sprint continue également d’évoluer positivement.
Face à une grille extrêmement compétitive, où chaque millième compte, cette capacité à jouer les premières lignes est un indicateur clair de sa montée en puissance. La suite du week-end en Autriche pourrait bien confirmer cette tendance et, pourquoi pas, le propulser vers un podium qui relancerait ses ambitions pour la deuxième moitié de saison.
En conclusion, si la pole s’est envolée pour un rien, le message est clair : Márquez est dans le match, et plus prêt que jamais à faire parler la poudre. Rendez-vous en piste pour la course sprint, où tout reste à jouer.