Fabio Quartararo, champion MotoGP 2021, ne cesse d’étonner sur et en dehors de la piste. En visite dans le paddock Formule 1 lors du Grand Prix d’Espagne à Barcelone, le pilote Yamaha s’est illustré dans un exercice insolite : un défi de jongles au football. Résultat ? Une véritable démonstration de style, éclipsant sans difficulté les prestations très hésitantes de plusieurs pilotes de Formule 1.
Un champion MotoGP au-dessus… même sans deux-roues
Vendredi dans le paddock F1 du Circuit de Catalunya, l’ambiance était détendue. Entre interviews, séances médias et débriefings techniques, une petite animation originale a vu le jour : un défi de contrôle de balle lancé en l’air à destination des pilotes. Si l’idée prête à sourire, certains ont vite compris que le talent balle au pied n’est pas distribué équitablement sur la ligne de départ.
George Russell (Mercedes AMG F1), Isack Hadjar (Red Bull Junior), Oscar Piastri (McLaren) ou encore Liam Lawson (pilote de réserve Red Bull-Honda) se sont prêtés à l’exercice avec une certaine… maladresse. Contrôles ratés, jongles hésitants, la plupart n’ont pas vraiment brillé. Et puis, est arrivé Fabio Quartararo. Détendu, souriant, le Niçois a récupéré le ballon, l’a stoppé net avec une qualité de contrôle impressionnante avant d’enchaîner quelques jongles fluides. Un geste de pro, salué immédiatement par des applaudissements admiratifs dans les paddocks.
La scène est visible dans une vidéo publiée sur YouTube (passage à 24 secondes ici), et elle ne laisse aucune place au doute : Quartararo n’est pas là pour faire de la figuration, quel que soit le terrain de jeu.
Un reflet de la polyvalence et du mental des pilotes MotoGP ?
Si cette séquence peut sembler purement divertissante, elle illustre pourtant une vérité souvent oubliée : les pilotes MotoGP développent une coordination, une concentration et une agilité hors norme. Contrôler une machine de plus de 270 chevaux à plus de 300 km/h impose un niveau de réactivité et de précision extrême. Des qualités transférables dans bien des domaines… comme le football visiblement.
Fabio Quartararo ne cache pas son goût pour d’autres disciplines sportives. Le football et le cyclisme trônent souvent dans ses routines d’entraînement. Cette diversification contribue à optimiser ses réflexes, renforcer sa condition physique générale et entretenir un mental d’acier. Grâce à cela, El Diablo conserve un edge face à ses concurrents, même dans une saison difficile sur la Yamaha M1, comme c’est le cas actuellement avec les difficultés techniques du constructeur japonais.
Du côté des pilotes F1, ce défi rappelle que la spécialisation extrême dans leur discipline peut parfois se faire au détriment de certaines habiletés motrices plus générales. Rien de dramatique, évidemment, mais un rappel amusant de la différence d’approche entre les deux disciplines phares du sport mécanique.
Quartararo, ambassadeur d’un MotoGP plus fun et accessible ?
Au-delà de la performance technique, la séquence met en lumière une autre force du pilote Yamaha : sa capacité à connecter avec le public. Jovial, naturel, Quartararo incarne une nouvelle génération de pilotes plus accessibles, plus médiatiques et capables de séduire bien au-delà du cercle traditionnel des fans de MotoGP.
Ce genre de moment fait du bien à la discipline. Il humanise les pilotes, les rend plus proches des fans et participe à élargir l’aura du MotoGP face à l’énorme machine médiatique qu’est la Formule 1. Quartararo, par son talent et sa personnalité, en est aujourd’hui un atout-clé. Une star capable de faire briller le motocyclisme là où on ne l’attend pas.