Le circuit international de Sepang, théâtre de la deuxième journée d’essais MotoGP 2025, n’a pas ménagé Álex Márquez. Le pilote officiel Ducati a été victime d’une chute impressionnante alors qu’il chaussait des pneus neufs, un moment qui aurait pu compromettre sa préparation pour la saison à venir. Pourtant, malgré ce coup dur, le double champion du monde garde le cap, affichant une détermination intacte à tirer le meilleur de sa Ducati GP26.
Une erreur d’anticipation sur gomme neuve
Tout s’est joué sur un changement de gomme. Lors d’un run intense avec des pneus très usés, Márquez passe sur une monte neuve — un moment critique qui modifie drastiquement les vitesses de passage. « Passer d’un pneu très usé à un neuf change beaucoup la vitesse, et j’ai fait une petite erreur », a-t-il confié aux médias, expliquant l’origine de sa perte de contrôle (source : MotoGP.com, 6 février 2025).
Ironie du sort, le lieu de sa chute est le même virage piégeux où Fabio Quartararo s’était fracturé la main droite la veille. Heureusement, Álex Márquez s’en sort sans blessure, mais sa Ducati GP26 n’a pas échappé aux dégâts. Le pilote s’est toutefois voulu rassurant : malgré cette mésaventure, la journée reste globalement positive, tant en retour d’expérience qu’en travail effectué.
Ducati GP26 : les enjeux d’une machine à peaufiner
Loin de s’attarder sur l’incident, Márquez met l’accent sur le programme de test, essentiel dans cette pré-saison 2025. La matinée avait démarré sur un rythme soutenu avec de nombreux tests : profils de pneus médiums, comportements dynamiques sur gommes usées et collecte de données en conditions toujours changeantes.
La pluie venue perturber l’après-midi a cependant limité l’éventail d’essais. « Nous avions beaucoup de travail le matin », a résumé le vice-champion du monde en titre, frustré mais concentré. Ce temps réduit force l’équipe Ducati à reporter une partie des ajustements techniques au lendemain.
Avec l’introduction de la nouvelle GP26, chaque session est précieuse. Álex insiste sur l’importance de ces essais pour aligner le ressenti du pilote avec les outils développés par l’usine : « Tout est coordonné avec l’usine : ce qu’on teste, ce qu’on ne teste pas, et dans quelle mesure ». Comprendre et exploiter les performances de la moto est un travail méthodique, nécessitant recul et adaptation. Ducati mise sur une étroite synergie avec ses pilotes pour peaufiner une monture qui vise ni plus ni moins que le titre mondial en 2026.
Une pré-saison stratégique et révélatrice
La chute de Márquez met en lumière les risques inhérents à la pré-saison. Chaque pilote pousse sa machine à la limite pour maximiser les données collectées. Mais avec des technologies toujours plus fines et des réglages à calibrer avec minutie, les marges d’erreur sont infimes. Pour Ducati, ces essais sont cruciaux : il ne s’agit pas seulement de fiabiliser la GP26, mais aussi de permettre à ses pilotes de l’adopter le plus vite possible, tout en la rendant compétitive face à des rivaux affûtés comme Aprilia, KTM ou Yamaha.
Dans ce contexte, Álex Márquez sait qu’il joue gros. Si la régularité sera la clé en 2025, la capacité à digérer les imprévus — tel qu’un crash lors d’une pré-saison — montre aussi la résilience des candidats au titre. Et l’Espagnol semble déjà bien armé sur ce plan-là.