Fabio Quartararo a envoyé un signal fort au paddock MotoGP : il est prêt à rugir à nouveau en 2026. Après plusieurs saisons difficiles, le pilote Yamaha affirme que le plus dur est derrière lui — et que l’heure du renouveau a sonné.
Un bilan 2025 contrasté mais porteur d’espoirs pour Quartararo
Il y a un an, Fabio Quartararo semblait au bord du gouffre. Déclassé au fil des saisons — 10e en 2023, puis 13e en 2024 — le champion du monde MotoGP 2021 a stoppé l’hémorragie en 2025 avec une 9e position au championnat et 201 points marqués. Une remontée relative, mais pleine de signaux encourageants.
Cette saison a en effet marqué un renouveau partiel : 5 pole positions, 3 podiums et une victoire presque assurée à Silverstone, interrompue par une panne mécanique. C’est bien au-dessus des standards de 2024 où Quartararo n’était jamais monté sur le podium, ni même jugé compétitif sur l’ensemble du championnat. Pourtant, le Français se méfie toujours.
La Yamaha M1 reste imprévisible, alternant les fulgurances d’un tour rapide avec une incapacité chronique à performer le dimanche. Son irrégularité a entamé la confiance du clan Quartararo envers la direction technique de Yamaha. Chez le constructeur d’Iwata, les ajustements arrivent, mais pas toujours au bon rythme, ni dans le bon sens.
2026, tournant stratégique : nouveau moteur, nouveau discours
C’est pourtant avec un discours résolument offensif que Fabio Quartararo a conclu sa saison 2025. À travers un message publié sur son compte Instagram (source : Instagram), le pilote de 26 ans a mis les choses au clair : il n’a pas dit son dernier mot. « Ce n’est que l’échauffement pour ce qui arrive », écrit-il, laissant entendre que le meilleur reste à venir et que la saison 2026 sera celle de la reconquête.
Un message clair envoyé à ses rivaux, mais aussi à Yamaha. Car le défi technique n’est pas mince : en 2026, la marque japonaise franchit un cap décisif en abandonnant son historique moteur quatre cylindres en ligne au profit d’un V4, plus agressif et plus adapté aux exigences actuelles du MotoGP.
Mais à ce jour, rien ne garantit que la transition sera un succès immédiat. Le projet V4 de Yamaha, bien qu’ambitieux, semble encore manquer de maturité. Quartararo n’a pas hésité à exprimer ses doutes publiquement ces derniers mois, estimant que les ingénieurs doivent retrouver une approche centrée sur la performance globale, et non uniquement sur la puissance moteur.
Le compte à rebours vers Sepang a commencé
Les premiers indices tangibles ne tarderont pas à arriver : le Français participera aux essais de pré-saison dès fin janvier à Sepang, suivis de deux autres tests cruciaux en Malaisie début février, puis à Buriram les 21 et 22 février. Autant d’opportunités pour vérifier si la nouvelle M1 peut enfin accompagner les ambitions de son pilote star.
Contractuellement aussi, l’année 2026 sera déterminante. Avec plusieurs top pilotes arrivant en fin de contrat, Quartararo pourrait fortement peser sur le marché des transferts. Un retour au sommet lui permettrait non seulement de regagner sa place parmi les favoris au titre, mais aussi de repositionner Yamaha comme un prétendant crédible dans la bataille technologique et stratégique que se livrent les constructeurs.
Pour l’instant, une chose est sûre : Quartararo ne veut plus subir. Et il le dit haut et fort. L’heure de la reconstruction est passée, celle de l’attaque commence maintenant.