En 2025, Marc Márquez a frappé un grand coup. Pour sa première saison chez Ducati usine, le pilote espagnol s’est offert un septième titre MotoGP, égalant ainsi Valentino Rossi. Mais pour ceux qui pensent que le Catalan a atteint le sommet et pourrait envisager de relâcher la pression, Pol Espargaró met les points sur les i. Selon lui, Márquez n’en a pas fini. Bien au contraire.
Une saison 2025 dominée de la tête et des épaules
Dans un championnat de MotoGP plus intense que jamais avec 22 Grands Prix et 22 courses sprint, Marc Márquez a déroulé une démonstration d’intelligence de course, d’agressivité stratégique, et d’excellence technique. Vêtu de rouge Ducati pour la première fois en tant que pilote factory, il a non seulement remporté des victoires clés face à Francesco Bagnaia, Jorge Martín et Pedro Acosta, mais aussi inscrit une régularité impressionnante en sprint. Résultat ? Un titre acquis avant la finale à Valence, avec une avance rappelant ses meilleures saisons chez Honda.
Ce sacre de 2025 lui permet d’égaler le légendaire Valentino Rossi au classement des titres en catégorie reine (7). Mais Márquez ne s’arrête pas là : son objectif est désormais de dépasser Rossi, et pourquoi pas d’aller chercher les 8 titres de Giacomo Agostini, même si ces deux icônes ont connu des époques très différentes.
Espargaró : « Marc Márquez, son vrai rival, c’est lui-même »
Au micro du média espagnol AS, Pol Espargaró, ancien coéquipier de Márquez chez Honda et aujourd’hui pilote d’essais pour GASGAS Tech3, a livré une analyse lucide : « Le rival de Marc, tout au long de sa carrière, a toujours été le même : lui-même. (…) Il continuera tant qu’il le pourra, parce que c’est ce qu’il aime. Pas pour les records, mais pour la passion, pour la victoire« , a-t-il déclaré. (source : AS)
Une déclaration qui en dit long sur l’état d’esprit du Catalan. Car même si les chiffres parlent en sa faveur (73 victoires au total en MotoGP, à 17 longueurs de Valentino Rossi), il apparaît clair que Márquez ne court pas seulement après une ligne de plus à son palmarès. Il se bat contre ses propres limites, à chaque course, à chaque freinage, à chaque virage.
On parle ici d’un pilote qui, entre 2020 et 2022, est passé par une descente aux enfers entre blessures et contre-performances. En rejoignant Gresini en 2024 pour une pige spectaculaire avant de passer chez Ducati usine en 2025, il a prouvé que l’instinct de champion ne l’avait jamais quitté.
2026, un nouveau défi pour une légende vivante
À l’aube de la saison 2026, Marc Márquez ne cachera pas son ambition : chercher un huitième titre MotoGP, pour faire tomber Rossi dans les livres d’histoire. Et s’il n’atteindra sans doute pas les 90 victoires de l’Italien dès cette année (compte tenu des 22 courses au programme), le cap est tangible pour 2027.
Mais comme le souligne Pol Espargaró, ces chiffres, bien qu’emblématiques, ne sont pas l’essence même de la soif de victoire de Márquez. Ce qui le motive, c’est l’adrénaline du combat, le frisson du dépassement, la volonté de repousser encore et toujours les limites de ce qu’un pilote peut accomplir. Avec un package Ducati ultra compétitif et une adaptation parfaitement réussie, il est désormais l’homme à battre. Une situation qui, paradoxalement, le motive encore plus.
Une motivation hors normes pour une époque MotoGP plus compétitive que jamais
Face à une génération talentueuse – de Pedro Acosta à Jorge Martín en passant par Pecco Bagnaia – Márquez doit constamment innover, sur la piste comme dans sa préparation. Et c’est cette intensité qui nourrit sa légende. À l’image d’un Novak Djokovic en tennis ou d’un Lewis Hamilton en F1, le pilote espagnol transcende les époques et réécrit l’histoire avec une détermination qui force le respect.
Les enjeux sont donc clairs pour 2026 : rester au sommet d’un MotoGP ultra compétitif, affronter de jeunes loups aux dents longues et continuer à bâtir, course après course, la légende d’un pilote hors-normes.