Le paddock du MotoGP était suspendu à ses chronos. Pour la première fois sur une Desmosedici officielle, Alex Marquez a frappé fort dès les essais de Valence. En signant le troisième meilleur temps de la journée, l’Espagnol prouve qu’il faudra compter sur lui dès la saison 2026. Une performance qui ne doit rien au hasard, mais tout à une alchimie précoce entre homme et machine. Décryptage.
Une prise de marques remarquée pour Alex Marquez
En 2025, Alex Marquez prend une nouvelle dimension. Fraîchement promu au guidon d’une Ducati officielle, le benjamin du clan Marquez a frappé les esprits dès les essais post-GP sur le circuit de Valence. Sous les couleurs de Gresini Racing — qui alignera une machine factory pour lui cette saison — il réalise un chrono de 1’29’’457, s’adjugeant la 3e place du classement général, à seulement 0,84 seconde du meilleur temps enregistré par Raul Fernandez (source : motorsport.com).
Une entrée en matière musclée pour l’ancien vice-champion du monde Moto2, qui envoie un signal fort : il est prêt à viser plus haut. Plus qu’un simple bon tour, cette performance s’ancre dans une démarche de fond.
Une Desmosedici en phase d’évolution, pas encore nommée
Alex Marquez ne s’y trompe pas. S’il s’est montré rapide, il insiste surtout sur les sensations : « Elle est juste différente. Je me sentais bien, et c’est le point positif », confie-t-il (source : Motorsport). Pour éviter de sombrer dans les classifications précoces de type GP25 ou GP26, le pilote préfère parler de « sensations », résultat direct d’un travail poussé.
Durant cette journée de tests, l’accent a été mis sur l’aérodynamisme — une des clés majeures des évolutions Ducati de ces dernières saisons. Nouveau carénage latéral noir, configuration aérodynamique retravaillée, contrôle de la stabilité en courbe : les ingénieurs bolognais analysent chaque fréquence du comportement moto-pilote, avec en ligne de mire la pré-saison 2026.
Objectif 2026 : placer Alex Marquez en outsider sérieux
Ce test n’était pas seulement symbolique. En toile de fond : une préparation minutieuse de la saison 2026, où Ducati semble vouloir doubler ses cartes. Si Pecco Bagnaia reste le fer de lance officiel, Alex Marquez pourrait bien devenir un joker stratégique dans le clan rouge. Sa capacité à s’adapter rapidement à une machine en cours de développement et à livrer immédiatement des chronos compétitifs est un atout évident.
Reste à savoir comment cette montée en puissance s’intégrera dans le schéma global de Ducati. La stratégie de développement en double voie, entre l’équipe d’usine Lenovo et Gresini, permettrait d’accroître le volume de données récoltées tout en renforçant la compétence globale du package Desmosedici. Une approche déjà amorcée dans les années précédentes, mais qui semble ici atteindre un nouveau palier.
Vers une redistribution des rôles chez Ducati ?
Si un tel niveau de performance se confirme durant la pré-saison hivernale, Alex Marquez pourrait bien bousculer la hiérarchie interne. Faut-il y voir une répétition du schéma vu avec Jorge Martin ces dernières saisons ? Peut-être. En tous cas, Ducati garde toutes les options ouvertes. En laissant à Alex une moto au plus haut niveau technique dès maintenant, l’usine italienne teste sa capacité à devenir un candidat au podium tout au long de la saison prochaine.
Conclusion ? Il est peut-être encore trop tôt pour dresser le portrait d’un prétendant au titre, mais à Valence, Alex Marquez a posé les bases d’une saison pleine d’espoir. Et avec un tel départ, difficile de ne pas surveiller de très près ses prochaines sorties.
Une certitude : Ducati avance ses pions… et Alex Marquez, décidément, en fait partie.