Le circuit de Misano nous a offert une Q1 riche en émotions ce samedi matin, avec un Fabio Quartararo en pleine renaissance tandis que Johann Zarco continue sa descente aux enfers. À la veille de la course principale du Grand Prix de Saint-Marin 2025, les écarts se creusent entre les deux Français du paddock MotoGP.
Quartararo, un retour au sommet qui se confirme
Déjà solide en Catalogne la semaine précédente (2e en Sprint, 5e du GP), Fabio Quartararo a confirmé qu’il surfait sur une dynamique positive. Le pilote Yamaha, en difficulté majeure toute la saison 2024, semble transformé en cette deuxième moitié de saison 2025. À Misano, malgré une piste peu rapide et des conditions de grip piégeuses, « El Diablo » a sorti un chrono magistral pour dominer la Q1.
En s’adjugeant le meilleur temps de cette première session qualificative, Quartararo s’est assuré une place en Q2 aux côtés du rookie Fermin Aldeguer (SpeedUp-Gresini, Ducati client), auteur lui aussi d’une très belle performance. Pour Quartararo, ce passage en deuxième phase de qualifications est plus qu’un simple exploit chronométré : c’est le symbole d’un regain de forme qui confirme les ajustements techniques opérés chez Yamaha depuis le GP d’Autriche.
Avec une M1 désormais plus stable en changement d’angle et un moteur légèrement revu à la hausse en termes de couple à mi-régime (confirmé par Yamaha Racing dans son dernier communiqué du 5 septembre 2025), Quartararo semble reprendre la main sur sa machine. Un signal fort envoyé aux rookies qui montent et aux écuries qui scrutent attentivement le marché des pilotes pour 2026.
Zarco, le poids d’une saison frustrante
À l’inverse, Johann Zarco continue de vivre un calvaire sur la Honda LCR. Le Cannois n’a jamais trouvé la bonne alchimie avec sa machine lors de cette Q1, incapable de se rapprocher des chronos de tête. Résultat : 19e temps pour Zarco et une élimination précoce, loin de la dynamique escomptée en cette fin de saison.
Ce résultat médiocre s’ajoute à une série de week-ends ternes pour le Français, dont l’adaptation à la RC213V semble toujours bloquée. Honda peine toujours à combler ses lacunes en accélération et en feeling à l’avant, deux points cruciaux que Zarco avait lui-même soulevés lors du GP d’Inde en août dernier dans une interview à Canal+.
S’il est confirmé pour 2026 chez LCR, le Français devra néanmoins retrouver de la confiance pour redevenir ce pilote incisif capable de secouer les tops teams. À Misano, c’est une nouvelle occasion manquée pour prouver son potentiel sur une piste pourtant connue comme favorable aux styles de pilotage fluides.
Dans cette Q1, à noter également la chute violente d’Enea Bastianini (Ducati Lenovo Team) dès le tour de lancement. Si l’Italien est heureusement indemne selon les premières informations officielles de la Dorna, il ne pourra éviter la 17e position sur la grille demain.
Quels enjeux pour la Q2 et la course ?
Avec Fabio Quartararo en pleine confiance et une Yamaha qui semble enfin plus compétitive, les attentes sont fortes pour la Q2 et la course de dimanche. En réussissant à se hisser parmi les 12 meilleurs, le Français peut viser une deuxième ligne de grille, voire mieux, si les conditions restent favorables.
Le contraste est saisissant avec Zarco, qui devra cravacher depuis la 19e place. Espérons pour lui que les conditions de course lui permettent de remonter dans le peloton, même si sur un circuit comme Misano, connu pour ses peu nombreuses zones de dépassement, la tâche s’annonce délicate.
En résumé, ce GP de Saint-Marin 2025 illustre une fois de plus combien la dynamique et la capacité d’adaptation des pilotes jouent un rôle clé, au-delà des seuls aspects techniques. Quartararo semble retrouver ses ailes, Zarco cherche encore le vent favorable.