GP de France au Mans : Marc Márquez frappe fort en EL1, les Français dans le coup

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par Lucas Moretti

Le MotoGP s’est élancé ce vendredi pour ses premiers tours de roues sur le circuit iconique du Bugatti au Mans. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Marc Márquez n’est pas venu faire de la figuration. Véritablement seul au monde sur cette première séance d’Essais Libres (EL1) du Grand Prix de France, le pilote Gresini Ducati a mis tout le monde d’accord avec une démonstration de rythme et une gestion pneumatique impressionnante. Du côté tricolore, Fabio Quartararo et Johann Zarco s’offrent une entrée en matière solide, respectivement sixième et huitième.

Marc Márquez en mode patron : une maîtrise absolue en EL1

Difficile de trouver un mot plus juste que domination pour qualifier la performance de Marc Márquez ce vendredi matin. Malgré des pneus usés – avec 21 tours dans les jantes – le pilote espagnol a claqué un chrono stratosphérique en 1’30 »764. Une référence plus de cinq dixièmes plus rapide que celle de Brad Binder (Red Bull KTM), son plus proche poursuivant. Une différence abyssale à ce niveau, surtout sur un tracé aussi technique et exigeant que celui du Mans.

Plus impressionnant encore, l’écart entre Márquez et Binder (0 »559) est quasiment équivalent à celui qui sépare Binder du 16e temps, Marco Bezzecchi (Aprilia), crédité d’un 1’31’’923. Voilà qui place immédiatement le ton : Márquez semble prêt à jouer les premiers rôles ce week-end. Au-delà du chrono pur, c’est surtout la gestion de son relais long et l’attaque tardive qui interpellent. Sans gommes neuves, en configuration usée, le #93 démontre que sa Ducati privée est un redoutable outil entre ses mains.

Les Français dans le top 10, mais pas encore en position de jouer devant

À domicile, les attentes étaient grandes pour Fabio Quartararo (Yamaha) et Johann Zarco (Honda LCR). Et si aucun des deux n’a explosé les chronos comme Márquez, chacun a livré une prestation encourageante. Quartararo signe le sixième temps (1’31 »442), confirmant sa relative régularité au sein du top 10 malgré les lacunes techniques persistantes de la M1.

Pour Johann Zarco, huitième en 1’31 »568, la séance EL1 a validé les progrès continus réalisés depuis le début de la saison avec sa RC213V. Comme il l’a confié à Auto Moto, le pilote tricolore ambitionne très clairement le podium ce week-end : « Ce serait exceptionnel de réussir un résultat fort ici, chez moi ». Si l’objectif peut sembler ambitieux, ce top 10 initial montre qu’il n’est pas hors de portée, à condition de progresser en rythme de course.

Derrière le leader, une hiérarchie encore floue

Alex Márquez (Ducati) crée une surprise bienvenue en complétant le top 3, tandis que Pecco Bagnaia, léger en rythme, termine cinquième. Ai Ogura (Honda Team Asia) impressionne quant à lui avec une belle cinquième place, affirmant qu’il faudra peut-être compter sur lui dès cette saison. En revanche, Fabio Di Giannantonio (Ducati VR46) et son modeste 13e chrono reflètent une entame compliquée pour l’Italien, dans une fourchette généralement resserrée autour du top 10.

La suite du week-end promet d’être électrique, notamment avec la seconde séance d’Essais Libres prévue à 15h, qui déterminera les accès directs en Q1 et Q2 pour les qualifications de demain. Márquez a mis la barre très haut, et tous devront hausser leur niveau.

Enjeux du GP de France : rythme, confiance et stratégie

Ce Grand Prix de France 2024 est loin d’être anodin. Pour Márquez, c’est une nouvelle pierre posée dans sa quête de rédemption en MotoGP : peut-il viser la victoire dimanche avec une Ducati satellite ? Pour Quartararo et Zarco, le rendez-vous est autant sportif que symbolique : briller au Mans, face au public français, serait un signal fort dans une saison incertaine. Et pour les écuries, chaque millième compte dans la lutte stratégique pour les accès à Q2, et au-delà, aux points cruciaux du dimanche.

Dans une saison 2024 qui n’a pas encore trouvé son patron incontestable, cette entame française nous promet un week-end riche en rebondissements, avec Marc Márquez qui, clairement, veut remettre son nom au sommet du MotoGP.

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