À quelques semaines du coup d’envoi de la saison 2025 de MotoGP, les premières déclarations donnent le ton : Ducati fait déjà trembler la concurrence. Jack Miller, fraîchement arrivé chez Yamaha via l’écurie Pramac, n’a pas caché son inquiétude face à la menace italienne. L’Australien, qui a évolué au sein du team officiel Ducati entre 2021 et 2022, a livré une analyse qui en dit long sur l’état de forme des machines de Borgo Panigale.
Yamaha déjà sous pression face à la puissance Ducati
En intégrant Pramac, passé sous pavillon Yamaha cette saison après avoir été la structure satellite de Ducati, Jack Miller se retrouve en première ligne pour observer l’évolution des forces en présence. Lors d’une interview accordée à MotoGP.com, il a évoqué son ressenti sur la nouvelle Ducati GP25, qui serait selon lui une simple évolution de la déjà redoutable Desmosedici GP24.
« L’équipe en rouge sera très difficile à battre. La moto a l’air excellente, surtout pilotée par Bagnaia et Márquez, deux candidats au titre des plus sérieux. Les deux cumulent onze championnats, ils ont l’air vraiment forts sur la moto. Je ne sais pas ce qu’il se passe exactement dans leur camp. Mais Ducati ne nous a pas tout montré… pour le moment, en tout cas de mon point de vue. Ça fait peur, parce qu’ils sont déjà très rapides. », a déclaré Miller.
Ces déclarations confirment l’impression dominante qui plane sur la grille : Ducati semble encore avoir une longueur d’avance sur ses concurrents, et ce malgré les efforts de Yamaha pour revenir aux avant-postes.
Une saison charnière pour Yamaha et Quartararo
Chez Yamaha, la pression est immense. Après une saison 2024 très compliquée, Fabio Quartararo attend des avancées significatives pour tenir tête aux Ducati en piste. Le Français, champion du monde 2021, sait que l’arrivée de Marc Márquez chez Ducati Lenovo et la montée en puissance de l’équipe italienne ne laissent aucune place à l’erreur.
Le changement d’orientation de Pramac vers Yamaha offre une opportunité unique pour la marque japonaise : renforcer son développement grâce au retour d’une véritable équipe satellite. Mais alors que Ducati continue de s’appuyer sur une cohésion technique impressionnante, Yamaha se retrouve face à un double challenge : combler son retard tout en optimisant sa collaboration avec Pramac.
Ducati, un rouleau compresseur qui garde des cartes en main
Si Ducati apparaît déjà dominateur, Jack Miller suggère que l’écurie italienne n’a pas encore tout révélé. Cette déclaration résonne comme un avertissement pour ses rivaux : Borgo Panigale pourrait encore avoir quelques surprises en réserve avant le début de la saison.
Avec un line-up d’exception comprenant Pecco Bagnaia, double champion en titre, et Marc Márquez, sextuple champion MotoGP, la menace est bien réelle. L’enjeu pour la concurrence ne sera pas seulement de suivre le rythme, mais bien de trouver une faille dans l’armure Ducati.
Le premier Grand Prix en Thaïlande le 2 mars prochain donnera les premiers éléments de réponse. Yamaha et Quartararo seront-ils en mesure de contrecarrer la domination italienne ? Ou Ducati va-t-elle continuer de dicter sa loi ? Réponse sur la piste.