La pré-saison MotoGP 2024 s’est achevée sur le circuit de Buriram en Thaïlande, et l’heure est au bilan pour les pilotes et leurs équipes. Chez Tech3, la situation est contrastée : Enea Bastianini peine à s’adapter à sa nouvelle KTM, tandis que Maverick Viñales affiche une approche plus sereine, malgré des défis similaires.
Des essais difficiles pour Bastianini
Enea Bastianini traverse une phase délicate d’adaptation à la KTM. L’Italien confie éprouver des difficultés à trouver un rythme régulier sur la moto, notamment en raison des changements radicaux par rapport à sa précédente expérience chez Ducati.
« Ces deux jours ont été très difficiles parce qu’on a essayé beaucoup de choses et, à un moment donné, je ne savais plus quoi faire. J’ai tenté de remettre les compteurs à zéro, mais je ne parviens pas encore à piloter de façon répétitive », admet Bastianini.
Le freinage, particulièrement exigeant sur cette machine, semble être un véritable casse-tête pour lui. Il déplore un manque de repères, rendant ses performances irrégulières : « Parfois, je n’arrive pas à freiner fort et parfois oui. Je ne connais pas encore bien la situation. Il va falloir qu’on analyse les données pour mieux comprendre. »
Un style de pilotage à réinventer
Bastianini pointe du doigt une adaptation plus complexe que prévu, en raison de son ancien style de pilotage calqué sur la Ducati. Cette approche ne fonctionne pas avec la KTM.
« Le principal problème vient au final de moi, parce que j’ai le style Ducati en tête et cette moto ne requiert pas cela. De l’extérieur, elles semblaient similaires, mais en réalité, elles sont totalement différentes. J’ai besoin de plus de temps pour être à l’aise et rapide. »
Le pilote italien devra donc modifier son approche s’il veut briller lors des premières courses de la saison.
Viñales plus confiant malgré les défis
De son côté, Maverick Viñales se montre plus optimiste. Lors des tests, il a tourné 2 dixièmes et demi plus vite que son coéquipier, restant à 7 dixièmes du meilleur temps de la journée.
« Je me suis senti plutôt à l’aise en termes de rythme, mais sur un tour lancé, il me manque encore des choses. Ceci dit, je suis bien plus proche qu’à Sepang, c’est encourageant », explique Viñales.
Tout comme Bastianini, l’Espagnol ressent des difficultés avec le freinage, mais il préfère voir le positif : « J’ai réussi à renforcer un peu cette phase, c’est là que je progresse. Il faut que je comprenne vraiment les freins et comment cette moto fonctionne. Ça prend du temps, mais ça vient. »
Une question de patience
Viñales, habitué aux changements de montures au cours de sa carrière, sait que l’adaptation ne se fait pas en quelques jours. Il adopte donc une approche patiente et méthodique.
« Pour moi, chaque changement est un challenge. Si je commence à être impatient maintenant, mon processus pourrait être ralenti. Je dois garder mon calme, être relax et laisser les choses se mettre en place. Extraire le maximum de la moto prendra du temps, mais j’y arriverai », affirme-t-il.
Alors que le premier Grand Prix de la saison approche, il reste à voir si cette différence d’approche entre Bastianini et Viñales jouera un rôle déterminant dans leurs performances sur la KTM. Verdict sur le circuit de Buriram le 28 février.