MotoGP 2025 : Des débuts contrastés pour Pramac sur la Yamaha

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par Lucas Moretti

Les tests de pré-saison terminés, l’heure est au bilan pour Pramac Racing, qui entame une nouvelle aventure avec Yamaha en MotoGP 2025. Si Jack Miller a rapidement trouvé ses marques sur la M1, son coéquipier Miguel Oliveira rencontre plus de difficultés. Un contraste qui souligne les subtilités d’adaptation aux machines en Grand Prix.

Jack Miller conquis par la Yamaha

De retour chez Pramac après son passage chez KTM, Jack Miller se montre particulièrement satisfait de ses premiers mois sur la Yamaha. L’Australien ressent une adaptation rapide et naturelle :

« Je me sens aussi prêt que possible. La moto fonctionne assez bien, je suis assez content d’où on en est. La moto est fun, j’aime la piloter tous les jours. Chaque jour, je sens que j’apprends de nouvelles choses sur ce qu’elle attend de moi. » confie-t-il.

Miller met en avant l’agilité et la maniabilité de la Yamaha, qui lui permet d’adopter un pilotage fluide et agressif :

« J’ai toujours su que la Yamaha avait une bonne base. Je me demandais simplement comment mon pilotage allait s’adapter à ça […] C’est une moto fun à piloter à ce niveau. »

Optimiste pour le championnat, il estime que Pramac est sur la bonne trajectoire et que l’équipe pourra progresser significativement dès le début de saison :

« Je sens qu’on a fait de gros progrès sur la moto, et on continuera vraiment à en faire lors des premières courses. La trajectoire est bonne pour ce début de saison. »

Plus d’adaptation nécessaire pour Oliveira

De son côté, Miguel Oliveira reconnaît une adaptation plus complexe. Le pilote portugais souligne que la Yamaha impose un style exigeant, notamment au niveau du freinage :

« Son style correspond beaucoup à la moto parce qu’il est assez fort au freinage. J’ai juste besoin d’un peu plus de temps et ce n’est pas une question de confiance, c’est juste la façon dont on freine. »

Il explique que la Yamaha exige une attaque agressive au freinage pour compenser un léger manque de motricité en sortie de courbe :

« Avec notre moto, il faut faire le chrono en attaquant beaucoup sur les freins parce qu’en sortie de courbe, avec le manque de motricité, on ne profite pas trop d’un nouveau pneu. Il faut le faire au freinage et c’est plus dur pour le pneu. »

Une faiblesse notable : la vitesse de pointe

Malgré une première prise en main positive, Jack Miller pointe une des faiblesses de la Yamaha : son déficit en vitesse de pointe par rapport à la concurrence.

« On est un peu bas en vitesse de pointe, mais ça pourrait juste être moi qui ne sais pas vraiment combien de calories a le moteur. » plaisante-t-il.

Cependant, il espère un regain de performance grâce à un nouveau moteur prévu prochainement :

« J’espère qu’on aura un peu plus de vitesse de pointe dans dix jours. On avait un moteur assez vieux pour le test, qui avait bien plus de 2000 km. Ce sera bien d’en avoir un frais dans deux semaines, pour voir si nous pouvons gagner quelques km/h dans ces deux lignes droites. »

Tout au long des essais, Miller s’est confronté aux performances de Fabio Quartararo, référence chez Yamaha :

« On s’est principalement comparés à Fabio évidemment, il est le plus rapide. Et il y a certains points forts, des points faibles, des domaines où il est spécial sur cette moto. J’essaie de comprendre comment je peux adapter mon style. »

Les premiers retours de Pramac sur la Yamaha révèlent donc un bilan en demi-teinte. Jack Miller aborde la saison avec confiance, tandis que Miguel Oliveira devra encore ajuster son approche pour exploiter pleinement le potentiel de la machine. Les premières courses de 2025 confirmeront si ce pari sur Yamaha est payant pour l’écurie satellite.

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